Karōshi (過労死)

Littéralement 'mort par sur-travail'.



Désigne la mort des employés ou des cadres au Japon par épuisement, par crise cardiaque suite à l'excès de travail. Ce phénomène touche tous les pays du monde où l'emploi existe. Il est reconnu comme maladie professionnelle au Japon depuis 1970.

Selon le blogue Togufu (voir ici, en anglais, nous traduisons):

Selon l'Enquête sur la force de travail, près d'un quart des employés (7,8 millions) prestait plus de 60h par semaine en 1988. D'après les chiffres de 1975, ce phénomène a été multiplié par 2,4. Bien que la limite statistique soit fixée à 60 heures, une semaine de travail moyenne peut atteindre 70 à 90 heures par semaine. Pourquoi? Pour montrer leur loyauté à la Compagnie. Cette loyauté est ancrée dans l'habitude japonaise de vivre pour un maître et supérieur. Généralement, ces heures ne sont pas comptabilisées comme heures supplémentaires (furoshiki), les employés prestent ces heures sans les compter et l'employeur ferme les yeux. Une enquête menée par le gouvernement a montré que 90% des travailleurs ne comprenaient pas le concept d'équilibre vie-emploi. Quatre cinquième des travailleurs changeraient n'importe quel rendez-vous, n'importe quel projet si leur patron leur demandait de prester des heures supplémentaires. De plus récentes statistiques montrent que la situation n'a pas changé. Selon l'ILO (Organisation Internationale du Travail en anglais), 28% des employés japonais travaillaient plus de 50 heures par semaine en 2001.